WALL•E

Rédigé par Julien | Classé dans : Animation, Cinéma

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07 | 08

Les studios Pixar... Rien de tel pour ouvrir la partie animation du blog! Un an pratiquement jour pour jour après la claque Ratatouille, l'équipe des studios d'Emeryville remet les couverts avec WALL•E, sous la direction de Andrew Stanton, déjà à l'origine du Monde de Nemo.
WALL-E
Au programme: une claque graphique, une histoire toujours aussi prenante, des personnages que nous ne sommes pas prêts d'oublier et des clins d'oeil à l'empire de Steve Jobs. Retour sur l'avant première de mon dimanche...


Synopsis:

Faites la connaissance de WALL•E (prononcez "Walli") : WALL•E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL•E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul...
Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite "robote", bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d'elle, WALL•E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu'EVE est rappelée dans l'espace pour y terminer sa mission, WALL•E n'hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite... Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie... Pour être à ses côtés, il est prêt à aller au bout de l'univers et vivre la plus fantastique des aventures !


Ratatouille est un chef d'oeuvre et il gardera ce statut jusqu'à la fin des temps. Lourde tache donc pour Andrew Stanton, à la mise en scène moins virtuose que son collègue Brad Bird, de succèder à l'affiche des cinémas un an après les aventures de Rémy le "rat de gout" avec WALL•E, un cube de fer surmonté d'une paire de jumelles au caractère bien forgé.

EXIT les préjugés, EXIT l'infantilisme que certains ont trouvé au Monde de Némo et place à la maturité. C'est un nouveau Andrew Stanton qui nous apparait au travers de cette aventure magnifique visuellement d'une part, mais d'une rare beauté dans les messages qu'elle nous fait passer. Que de flatteries pour un film à la simplicité déconcertante mais efficace, ne prenant pas le spectateur pour un imbécile à la différence de son concurrent Dreamworks -si concurrence il y a. L'un est génial, l'autre est bidon à souhait.- qui devrait prendre exemple sur la créativité de Pixar.
Sans artifice, sans référence aux navets des dernières années, Pixar n'invente rien et remet en quelque sorte au gout du jour, les bases du cinéma... Muet! Dénué de tout dialogues emphatiques, reprenant les préceptes du language universel, des bips, des tacs et certains bruits qui émanent de mon Macintosh en guise de communication sont les vecteurs de ce récit, laissant ainsi place à l'animation et à la pantomime -le transfuge des sentiments par une gestuelle simplifiée, de simples regards, des expressions transmises par diodes interposées, bien plus convaincantes que le jeu de certains acteurs humains-.

Ce n'est évidemment pas sans rappeler 2001 : L'odyssée de l'espace, dont WALL•E est le plus drole et malin des hommages tant dans une partie de l'histoire que dans les personnages -le pilote automatique du vaisseau Axiom rappelant vaguement Hal 9000-.


Un hommage à 2001 : L'odyssée de l'espace qui n'est pas anodin, mettant en avant notre rapport en tant qu'être humain avec les automatismes de tous genres. WALL•E est le miroir d'une société humaine léthargique, assistée et asservie par une technologie mal utilisée, ayant évidemment de graves répercutions sur la nature alors menacée, un pique lancé en direction d'un pays -dont je tairai le nom-, gourverné par une administration insensible aux considérations écologiques pourtant inéluctables à notre époque.
Mais sans faire de réelle leçon, Pixar nous offre une romance mécanique attendrissante et captivante qui pendant plus d'une heure et demie, nous emmène un peu plus après chacun de leur film, dans les étoiles. Jusqu'ou irons-nous? Vers l'infini et l'au delà j'espère...

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Commentaires

Le 30 juillet 2008 Ju a dit :

#1

WALL EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE

Vu le jeune âge de Pixar comparé à son hôte Disney, on peut considérer qu'ils ont atteint Mars avec Wall-E ; The Incredibles était déjà dans la stratosphère, Cars dans l'orbite lunaire et ça continue visiblement.

Si tu pousses la comparaison avec 2001 jusqu'au bout, la porte qui conduit "au delà de l'infini" se trouve vers Jupiter donc il y a encore un peu de marge ^^

Pour le clin d'oeil à Macintosh, je veux bien mais j'espère que ça ne va pas être systématique dans tous leurs prochains films, je vois mal comment ils pourraient placer une pomme dans un éventuel "A bug's life 2". Quoique...

Sinon, je suis quand même bien curieux de voir le Kung-Fu Panda de Dreamworks, il parait que le générique en 2D (mais fait sur ordinateur évidemment) vaut son pesant de cacahuètes. En espérant qu'ils aient changé un peu la "méthode Dreamworks" qui, je partage ton avis, ne vaut pas un clou face à Pixar qui se réinvente à chaque film.

En revanche, j'ai l'impression qu'au niveau technique, on a atteint un niveau tel que la marge de progression d'un film à l'autre est moins important, mais peut-être que je me trompe.

Le 31 juillet 2008 Julien a dit :

#2

Placer une pomme dans A bug's life 2, ca va être dur... Mais placer une pomme dans un film Pixar, c'est déjà fait. Dans Cars en l'occurence, sur ce plan: http://www.freemacblog.com/wp-content/uploads/2006/06/applecar.png
Dans Wall-E, le clin d'oeil est plutôt discret, bien placé et il faut connaitre ou avoir eu un Mac pour le voir.

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