Batman, The dark knight

Rédigé par Julien | Classé dans : Cinéma

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Christopher Nolan avait fait renaître un mythe avec Batman Begins, peut être dans le but d'effacer de nos mémoires les mauvais souvenirs laissés par les réalisations deSchumacher. Avec The Dark Knight, le chevalier noir, le nouveau volet de la saga, Nolan signe un film dantesque avec deux fois plus de méchants, deux fois plus de d'action et deux fois plus d'enjeux. Trois ans après, le mythe Batman perdure et il entre avec fracas au panthéon des films de super-héros.

Batman, the dark knight

Synopsis: Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...


Certains diront sûrement que 2h30, c’est un peu long mais les scènes d’actions nous font totalement oublier la longueur du film par leur intensité, au point qu’on ne souhaite jamais les oublier. Notons que le montage final n’a voulu sacrifier aucune scène du regretté Heath Ledger, qui livre ici une performance démentielle comparé à Jack Nicholson dans le rôle du joker, offrant à elle seule le titre de chef d'œuvre à ce nouvel opus de Batman. Une performance cathartique par ses mimiques inimitables, sa démarche bestiale et ses répliques cultes, Heath Ledger nous offre le Joker de nos rêves. Clown psychopathe, anarchique et redoutable, il représente le fou d'un jeu d'échec avec un coup d'avance sur Christian Bale, Bruce Wayne alias Batman, plus torturé que jamais, tiraillé par les responsabilités de sa double vie et des répercutions de la bataille qu'il livre contre les criminels, sur la population de Gotham City, ville gouvernée par la peur et gangrenée par l’insécurité qui justifie de manière ambiguë son rapport avec le mal.

Outre le casting parfait -auquel nous pouvons toutefois rajouter Morgan Freeman, Gary Oldman, Michael Caine, Aaron Eckhart, Maggie Gyllenhaal-, le film est un polar sombre et violent se mesurant facilement aux plus grands films du registre au travers de la mafia et d’une vision pessimiste de la justice dans notre monde. Scénario riche et haletant, aux thèmes variés tels que la politique, le social et le terrorisme, l’ombre du 11 septembre plane sur le film au travers d’un joker dénué de toute tendresse pour le genre humain, entrainant les personnages dans une paranoïa sans limite à l’image de la politique sécuritaire des Etats-Unis, parfaitement retranscrite par la noirceur des images qui nous sont offertes. Une noirceur omniprésente dans bon nombre des comics de Frank Miller qui laisse planer le spectre de Michael Mann sur les vues crépusculaires, offrant ainsi au film un univers esthétique phénoménal, sur laquelle se rajoute la magnifique partition de Hans Zimmer et James Newton Howard, deux grands noms de la musique de film à qui Nolan a fait confiance pour ménager nos respirations aussi bien que les temps forts du récit.

The dark knight, malgré sa dimension hollywoodienne n’est pas un blockbuster estival, c’est un chef d’œuvre du septième art qui offre à chacune de ses séquences, quelque chose d’anthologique. Certainement le plus bel hommage à Heath Ledger

Batmain The Dark Knight

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